17H44 : piano-Beethoven

Marathon des 32 Sonates

1798 (3/12)

55 min

Au programme

Trois Sonates opus 10 :
Sonate n°5
Sonate n°6
Sonate n°7*

Les artistes

Nicolas Pays
Claudine Simon
Benjamin d'Anfray*

*piano-forte : copie moderne de Walter (c. 1795)

Les 3 Sonates pour piano de l'opus 10 furent composées en 1797, publiées en 1798 et dédiées à la comtesse Anna Margarete von Browne, la femme d'un de ses mécènes.

Dans la tonalité de ut mineur, la Sonate n°5 annonce la Pathétique et surtout la Cinquième Symphonie, dont la célèbre cellule rythmique se retrouve textuellement dans le quatrième mouvement. La critique l'accueillit avec une faveur nuancée : « Il n'y a pas beaucoup d'artistes auxquels on puisse dire : « Épargne tes trésors et uses-en avec ménagement »… C'est donc moins un blâme qu'un éloge qui comporte sa critique », (in l’Allgemeine musikalische Zeitung, 1799).

5e Sonate opus 10 n°1 en ut mineur (env. 20 min) - Nicolas Pays, piano
1. Allegro molto e con brio
2. Adagio molto
3. Prestissimo

6e Sonate opus 10 n° 2 en fa majeur (env. 14 min) - Claudine Simon, piano
1. Allegro
2. Allegretto
3. Presto

7e Sonate opus 10 n°3 (env. 20 min) - Benjamin d'Anfray, piano-forte
1. Presto
2. Largo e mesto
3. Menuetto (Allegro)
4. Rondo (Allegro)

Sa composition fut contemporaine de celle des trois premiers Trios à cordes, op. 9, des trois premières Sonates pour violon, op. 12, et du Trio pour piano, clarinette et violoncelle, op.11. Elle précéda d'une année celle de la « Pathétique ».

Nicolas Pays, piano

Né en 1979, Nicolas commence le piano à l’âge de 8 ans. A 11 ans, il entre dans la classe de Jean-Léon Cohen, au Conservatoire National de Région de Rennes. Il obtient sa médaille d’or de piano à l’âge de 16 ans mention très bien à l’unanimité du jury ainsi qu’un prix de perfectionnement deux ans plus tard.

Remarqué lors de cette prestation, il est sollicité pour participer au Festival International de piano de Dinard sous le label « jeune talent ». Il travaille ensuite avec Pierre Réach au Conservatoire Régional de Paris où il intègre également la classe d’accompagnement au piano de Ariane Jacob. Il y obtient en 2000 son prix de piano mention très bien. Désirant profiter des conseils de François Chaplin, il effectue ensuite un cycle de perfectionnement au Conservatoire Régional de Versailles et obtient un prix de perfectionnement à l’unanimité du jury en juin 2002. Cette même année, il est aussi lauréat du concours Yamaha des C.N.R de France.

En septembre 2002, il est admis dans la classe de Géry Moutier et Patrick Zygmanovsky au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon et s’intéresse à diverses disciplines telles que l’analyse, l’histoire de la musique, les ateliers de musique contemporaine et la musique de chambre. En 2004, il est invité par l’Opéra de Lyon pour participer à la création de l’opéra : « Les nègres » de Mickaël Lévinas en tant que clavier soliste. Il obtient en juin 2006 son Diplôme National d’Etudes Supérieures de Musique.

Depuis toujours passionné par la pédagogie, c’est tout naturellement qu’il se tourne vers la formation diplômante du CNSMD de Lyon où il obtient en juin 2008 son Certificat d’Aptitude de professeur de piano. Il enseigne depuis 2009 au Conservatoire de Béziers-Méditerranée. Il joue aussi régulièrement avec l’Orchestre national Montpellier Languedoc-Roussillon.

Le duo qu’il forme avec Xavier Chatillon, violoncelliste, a été récompensé en novembre 2008 par le « Grand Prix » de musique de chambre au Concours du Forum International de Normandie.

Claudine Simon, piano

Claudine Simon est pianiste, interprète, improvisatrice, performeuse. Elle mène depuis plusieurs années un travail de création pluridisciplinaire et expérimental avec des chorégraphes, compositeurs, metteurs en scènes. Il s’agit pour elle d’établir des liens, des passerelles entre nos sensibilités, nos perceptions mais aussi entre nos savoir-faire et nos savoir-éprouver.

Formée au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris auprès de Jean-François Heisser, Marie-Josèphe Jude et Pierre-Laurent Aimard, elle fait de nombreuses rencontres qui nourrissent son parcours et sa pratique artistique.

Comme soliste ou comme chambriste, elle se produit régulièrement dans de nombreux lieux en France : Opéra de Lyon, La Roque d’Anthéron, l’Opéra Comique, Cité de la Musique, Hôtel National des Invalides, festivals de Tautavel, d’Aix-en-Provence, Rencontres Artistiques de Bel Air… ainsi qu’à l’étranger (tournées en Inde, Chine, Europe…).

Sa relation à l’improvisation a pris corps durant ses études au Cnsmd de Paris lors de sa rencontre avec Alain Savouret (classe d’improvisation générative). Depuis, elle s’enrichit en permanence des échanges avec les compositeurs et improvisateurs avec qui elle collabore (Samuel Sighicelli, Elise Dabrowski, ensemble Op.cit, Jocelyn Mienniel…) et de la mise en œuvre des projets qu’elle initie.

Elle conçoit plusieurs spectacles : Au fil de Pétrouchka pour deux pianistes et trois danseurs, Drôles de K pour une pianiste, deux danseuses et un vidéaste – prix des Innovatoires du CNSMD de Paris – Once upon a time, théâtre musical pour quatre musiciens parlants, Phase Music, exploration des musiques minimalistes pour deux pianistes, un vidéaste et un plasticien-performeur.

Elle participe à la création de Chant d’hiver de Samuel Sighicelli, spectacle musical, sonore, théâtral et visuel sur des textes de Tanguy Viel. Elle forme avec la chanteuse/contrebassiste Elise Dabrowski un duo d’improvisatrices qui cherchent à créer des contrastes acoustiques, stylistiques aux frontières de l’étrange en s’appuyant sur des textes poétiques. Elles participent à l’émission d’Anne Montaron « A l’improviste » sur France Musique.

En 2017, elle crée et interprète la musique de SOLI.DES du chorégraphe Sébastien Laurent, création pour une pianiste et un danseur. En 2018, elle participe comme musicienne-comédienne à la création de Critical phase de Samuel Sighicelli sur un livret de Pierre Kuentz. La même année, elle conçoit et interprète avec Elise Dabrowski la musique de scène de Comment s’en sortir sans sortir, spectacle mis en scène par Frédérique Aït-Touati, sur des textes de Ghérasim Luca.

Elle développe actuellement le projet "Pianomachine" associant recherche musicale (entre écriture et improvisation), recherche visuelle et chorégraphique. Des automates sont installés dans le « corps » du piano (percuteurs, résonateurs, masses rebondissantes…) et agissent sur les cordes ou la structure. En modelant les capacités sonores de l’instrument, elle ouvre un nouvel espace de jeu qui lui permet de travailler dans ses marges, dans ses entrailles et c’est sa propre grammaire d’improvisatrice qu’elle peut revisiter et régénérer.

Benjamin d'Anfray, piano-forte

Benjamin d’Anfray, né en 1988 en région parisienne, commence le piano à l’âge de cinq ans.

Il étudie au Conservatoire national de Région de Boulogne-Billancourt et suit ensuite les cours de Billy Eidi au CNR de Paris, avant d’intégrer le CNSM de Lyon en 2009.

En 2015, il y obtient, après un séjour d’études à l’Université de Montréal avec Jean Saulnier, son master de piano, puis l’année suivante son master d’accompagnement. Passionné d’histoire, il a poursuivi en parallèle des études supérieures à la Sorbonne puis à l’École nationale des Chartes, où il a obtenu son diplôme d’archiviste-paléographe après avoir soutenu sa thèse en 2012. Depuis, il se consacre essentiellement à la musique, à la fois comme concertiste et accompagnateur ou chef de chant. Il se produit ainsi comme soliste ou chambriste avec notamment l’Ochestre de l’Opéra de Lyon, aux festivals Chopin à Bagatelle, Les Allées chantent et au Prieuré de Chirens en Isère, aux Pianissimes à Lyon et travaille particulièrement avec la soprano Jeanne Mendoche et la violoncelliste Lucie Arnal. Comme accompagnateur et chef de chant, il collabore avec l’Opéra de Lyon, l’Orchestre national de Lyon, L’Ensemble Justiniana, le choeur Spirito, le Centre national de la danse… Il est également accompagnateur des classes de danse du CNSMD de Lyon et, en 2017, rejoint l’Académie de l’Opéra national de Paris comme chef de chant.

Tout particulièrement intéressé par l’esthétique romantique et les pianos du XIXe siècle, il intègre le master consacré au piano-forte à l’université Paris-Sorbonne après plusieurs formations à la fondation Royaumont.