19H06 : piano-Beethoven

Marathon des 32 Sonates

1798-99 (4/12)

1h01

Au programme

Opus 13 : Sonate n°8 « Pathétique »

Opus 14 :
Sonate n°9** & Sonate n°10

Les artistes

Nicolas Pays
Benjamin d'Anfray*
Maroussia Gentet

**piano-forte Carré Erard (1806)

La Sonate pour piano n°8 en do mineur, op. 13 dite « Pathétique », de Ludwig van Beethoven, a été composée entre 1798 et 1799 et publiée en décembre 1799 sous le titre français de Grande Sonate pathétique avec une dédicace au prince Lichnowsky, mécène du compositeur depuis son arrivée à Vienne en 1792.

Le terme de « Pathétique » est dû à Johann Christoph Friedrich von Schiller, pour qui le pathétique est lié à la « grande âme ». Avant cela, on le trouve chez Bernd Sülzer. Le terme est récent en Allemagne comme en France. « Patetico » est utilisé dans un monodrame de Christian Gottlob Neefe, professeur de Beethoven, ainsi que dans une sonate. On le trouve aussi dans une sonatine de Beethoven.

La Sonate pathétique appartient à la période où Beethoven commençait à affirmer son style et à se détacher de l'influence de Haydn et de Mozart, et qui vit la composition des six premiers Quatuors à cordes, du Septuor, du Premier Concerto pour piano et de la Première Symphonie. Œuvre brillante et novatrice, elle peut être considérée comme le premier chef-d'œuvre pianistique de Beethoven. Il y a cependant un lien avec la Fantaisie et sonate en ut mineur de Mozart

Les introductions lentes apparaissent dans les « symphonies londoniennes » de Haydn. Mozart commence rarement avec des introductions lentes. Chez Haydn, les symphonies possèdent une introduction lente pour habituer les spectateurs à se taire et à se préparer.

Si les deux premiers mouvements sont plutôt classiques, le troisième est empreint de romantisme.

8e Sonate opus 13 en ut mineur (env. 20 min) - Nicolas Pays, piano
1. Grave – Allegro di molto e con brio
2. Adagio cantabile
3. Rondo : Allegro

Les 9e et 10e sonates pour piano opus 14 n°1 et 2 furent composées entre 1798 et 1799, publiées en décembre 1799 et dédiées à la baronne Josefa von Braun. Malgré leurs numérotations, la 9e Sonate était antérieure à la Pathétique. Beethoven en fit un arrangement pour quatuor à cordes en 1802.

9e Sonate opus 14 n°1 en mi majeur (env. 14 min) - Benjamin d'Anfray, piano-forte
1. Allegro
2. Allegretto
3. Rondo. Allegro commodo

10e Sonate opus 14 n°2 en sol majeur (env. 15 min) - Maroussia Gentet, piano
1. Allegro
2. Andante
3. Scherzo. Allegro assaiµ

Nicolas Pays, piano

Né en 1979, Nicolas Pays commence le piano à l’âge de 8 ans. A 11 ans, il entre dans la classe de Jean-Léon Cohen, au Conservatoire National de Région de Rennes. Il obtient sa médaille d’or de piano à l’âge de 16 ans mention très bien à l’unanimité du jury ainsi qu’un prix de perfectionnement deux ans plus tard.

Remarqué lors de cette prestation, il est sollicité pour participer au Festival International de piano de Dinard sous le label « jeune talent ». Il travaille ensuite avec Pierre Réach au Conservatoire Régional de Paris où il intègre également la classe d’accompagnement au piano de Ariane Jacob. Il y obtient en 2000 son prix de piano mention très bien. Désirant profiter des conseils de François Chaplin, il effectue ensuite un cycle de perfectionnement au Conservatoire Régional de Versailles et obtient un prix de perfectionnement à l’unanimité du jury en juin 2002. Cette même année, il est aussi lauréat du concours Yamaha des C.N.R de France.

En septembre 2002, il est admis dans la classe de Géry Moutier et Patrick Zygmanovsky au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon et s’intéresse à diverses disciplines telles que l’analyse, l’histoire de la musique, les ateliers de musique contemporaine et la musique de chambre. En 2004, il est invité par l’Opéra de Lyon pour participer à la création de l’opéra : « Les nègres » de Mickaël Lévinas en tant que clavier soliste. Il obtient en juin 2006 son Diplôme National d’Etudes Supérieures de Musique.

Depuis toujours passionné par la pédagogie, c’est tout naturellement qu’il se tourne vers la formation diplômante du CNSMD de Lyon où il obtient en juin 2008 son Certificat d’Aptitude de professeur de piano. Il enseigne depuis 2009 au Conservatoire de Béziers-Méditerranée. Il joue aussi régulièrement avec l’Orchestre national Montpellier Languedoc-Roussillon.

Le duo qu’il forme avec Xavier Chatillon, violoncelliste, a été récompensé en novembre 2008 par le « Grand Prix » de musique de chambre au Concours du Forum International de Normandie.

Benjamin d'Anfray, piano-forte

Benjamin d’Anfray, né en 1988 en région parisienne, commence le piano à l’âge de cinq ans.

Il étudie au Conservatoire national de Région de Boulogne-Billancourt et suit ensuite les cours de Billy Eidi au CNR de Paris, avant d’intégrer le CNSM de Lyon en 2009.

En 2015, il y obtient, après un séjour d’études à l’Université de Montréal avec Jean Saulnier, son master de piano, puis l’année suivante son master d’accompagnement. Passionné d’histoire, il a poursuivi en parallèle des études supérieures à la Sorbonne puis à l’École nationale des Chartes, où il a obtenu son diplôme d’archiviste-paléographe après avoir soutenu sa thèse en 2012. Depuis, il se consacre essentiellement à la musique, à la fois comme concertiste et accompagnateur ou chef de chant. Il se produit ainsi comme soliste ou chambriste avec notamment l’Ochestre de l’Opéra de Lyon, aux festivals Chopin à Bagatelle, Les Allées chantent et au Prieuré de Chirens en Isère, aux Pianissimes à Lyon et travaille particulièrement avec la soprano Jeanne Mendoche et la violoncelliste Lucie Arnal. Comme accompagnateur et chef de chant, il collabore avec l’Opéra de Lyon, l’Orchestre national de Lyon, L’Ensemble Justiniana, le choeur Spirito, le Centre national de la danse… Il est également accompagnateur des classes de danse du CNSMD de Lyon et, en 2017, rejoint l’Académie de l’Opéra national de Paris comme chef de chant.

Tout particulièrement intéressé par l’esthétique romantique et les pianos du XIXe siècle, il intègre le master consacré au piano-forte à l’université Paris-Sorbonne après plusieurs formations à la fondation Royaumont.

Maroussia Gentet, piano

Maroussia Gentet est la lauréate du Premier Prix Blanche Selva au 13e Concours international de piano d’Orléans. Après des études au CNSMD de Lyon, sa ville natale, elle suit les cours de Rena Shereshevskaya à l’Ecole Normale de Paris - Alfred Cortot, où elle obtient son Diplôme de concertiste en 2015 et se perfectionne en Artist Diploma classique et en Artist Diploma spécialité Répertoire contemporain et création (3e cycle) au CNSMD de Paris, notamment auprès de Claire Désert et Florent Boffard.

Amoureuse de littérature et et du répertoire chambriste classique aussi bien que contemporain, elle achève ensuite un Master d’Accompagnement Vocal auprès d’Anne Le Bozec au CNSMD de Paris. A travers son Doctorat recherche et pratique actuellement en cours au CNSMDP en partenariat avec l’Université Paris Sorbonne, elle travaille sur la présence perceptive dans la construction scénique de l’action du pianiste et focalise une partie de sa recherche sur l’articulation du geste du musicien et de celui du Mime corporel.

Sa carrière se développe à travers de nombreux festivals et saisons en France, en Allemagne, Italie, Espagne, Bulgarie, Russie... Elle s’attache à nourrir une pratique de répertoires variés, comme en témoignent ses projets pour la saison 2019-20 parmi lesquels figurent le Concerto de Poulenc avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France dirigé par Mikko Frank, ainsi que la participation à l’Intégrale des Sonates de Beethoven à la Maison de la Radio sous la houlette de François-Frédéric Guy.

Après plusieurs concerts autour d’Henri Dutilleux, notamment lors de la commémoration des 100 ans de la naissance du compositeur à l’Auditorium de la Maison de la Radio, elle consacre son premier disque – paru en octobre 2016 chez Passavant Music avec le soutien de l’association Assophie – à la musique pour piano du compositeur français et de celle de Karol Szymanowski, compositeur polonais.

Son disque Invocation enregistré sur l’opus 102 de Stephen Paulello et consacré à l’invocation des forces de la nature autour des Miroirs de Maurice Ravel sort en 2019 au label BRecords.