Jeudi 15 OCT – 20H30 - Ecole Supérieure d'Arts et de Design

« L’Ouïe de Beethoven », Conférence Musicale Inaugurale

tarif : 5€

 

Domitille Bès – piano et piano-forte
Jean-Pierre Dalmont – simulateur de surdité

 

Qu'entendait Beethoven sourd lorsqu'il jouait à son piano ?
 

Pour tenter d’y répondre, cette conférence commencera par une confrontation entre le piano-forte de l’époque de Beethoven et le piano moderne, afin de mieux comprendre le matériau musical dont disposait Beethoven pour composer et jouer. Ceci mettra en lumière quelques différences singulières du jeu sur instruments historiques face au jeu sur instruments modernes, et amènera vers la redécouverte des sons originaux des pianos d’époque, pour mieux nous replacer dans l’esthétique et dans l’écoute intérieure de Beethoven.


Dans une deuxième partie, nous présenterons alors le « simulateur de surdité », sourdine numérique développée par le Laboratoire d’Acoustique de l’Université du Mans, conjointement avec un médecin, permettant d'écouter le piano comme Beethoven l’entendait aux différents stades de sa maladie.

Vendredi 16 OCT – 20H30 - Ecole Supérieure d'Arts et de Design

« Oyez le piano Carré », Conférence musicale

entrée libre

 

piano Carré Erard de 1806 restauré par Christopher Clarke, maître d’art


Carte blanche à La Nouvelle Athènes, centre des pianos romantiques
 

Sylvie Brély, directrice de La Nouvelle Athènes

Présentation des étapes de la restauration du piano « Carré » Erard 1806

 

Les restaurations de la Chapelle Sixtine à Rome ont ouvert de nouvelles perceptions chromatiques et une compréhension renouvelée de la Renaissance, de même la redécouverte des sons originaux des pianos d’époque aide à se replacer dans l’esthétique et dans les gestes des compositeurs et des pianistes de l’époque romantique…
 

Néanmoins il est encore rare de pouvoir apprécier ces instruments vénérables en concert. Pianoctambule est heureux d’inviter La Nouvelle Athènes – Centre des pianos romantiques à Paris et sa directrice Sylvie Brély. Cette association veut devenir l'épicentre de la recherche historique sur les claviers anciens, sur l'histoire de l'interprétation et les faire entendre en organisant régulièrement des concerts.


Christopher Clarke, Maître D’Art, référence internationale de la facture instrumentale travaille encore selon les méthodes du XVIIIe siècle pour fabriquer ses piano-forte et clavicordes. C’est l’un des seuls dans le monde à avoir résisté à l’industrialisation de la fabrication d’instruments anciens à cordes parmi la vingtaine d’atelier restants. Il est donc capable de réaliser des copies parfaites, en forme comme en son, de ces anciens instruments. Pour un seul instrument, le temps de travail est estimé entre 1500 et 2500 heures. Il partagera avec nous les étapes de la restauration de ce piano, les problèmes soulevés, et les réponses apportées.

Présentation des 3 pianos-fortes historiques du Festival
 

Le piano à queue copie de Walter (ca. 1795)

 

Copie d'un Walter réalisée par Jan Van den Hemel (facteur hollandais), 5 octaves. 

Anton Walter est un représentant emblématique de la facture viennoise de la fin du XVIIIe siècle, associée à Mozart et au jeune Beethoven. Dans des instruments viennois, la tête du marteau est plus proche du joueur que de la charnière et le marteau fait à la hausse lors de sa courte extrémité opposée est accroché à un crochet. Comme tous les pianos, ceux de l'école viennoise ont été, de loin, d'une construction plus légère que les instruments modernes et avaient une sonorité très particulière

Le piano carré Erard 1806

Le piano carré Erard 1806 possède 4 jeux (luth, forte, céleste, basson) qui apportent une diversité de couleurs sonores exceptionnelles, apogée d’une esthétique des sentiments -terrifiants ou poétiques-, témoins d’une époque bouleversée par la Révolution, la Terreur, l’Empire Napoléonien…

Piano à queue Michael Rosenberger Vienna ca. 1820 

Construit autour de l'année 1820, le piano est un exemple typique de la facture pianistique allemande-viennoise de l'époque. Son facteur, Michael Rosenberger est l’un des nombreux fabricants de piano actifs à Vienne à cheval entre le XVIIIe et le XIXe siècles, qui s'inspirent des instruments d’Anton Walter, le principal facteur de la ville au début du siècle. Le piano possède une mécanique viennoise à échappement simple, qui produit un son clair et une grande précision d'attaque et d'articulation des notes. Son cadre renforcé et les peaux souples de ses marteaux, donne à sa sonorité une rondeur et un moelleux, qui coïncident parfaitement avec la recherche d'expressivité propre à l'écriture pianistique de ces années. Six pédales (una corda, fagotte, deux sourdines, résonance et janisseire) permettent égalment de modifier mécaniquement le son à la recherche d'effets sonors évocateurs.